Nouvelles du Réseau
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Ecotourisme, un concept bien difficile à maîtriser |
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Écrit par Emilie Viard
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Au cours de ces dernières années, l’industrie du tourisme est devenue l’un des secteurs économiques le plus important pour certains pays en voie de développement en terme de retombées et dynamiques économiques nationales.
Simultanément à ce phénomène, une prise de conscience des différents acteurs s’est opérée face à l’importance et la nécessité de respecter et conserver les milieux naturels et culturels des territoires.
Parallèlement, l’écotourisme voit sa popularité grandir jour après jour
notamment en Afrique Centrale où le développement touristique n’est
qu’à ses balbutiements. Le terme « écotourisme » est sur toutes les
lèvres. Les idées qu’il véhicule sont fortes et séduisent un grand
nombre de personnes : gouvernements, communautés, ONG, associations,
opérateurs touristiques, chercheurs, etc.
Néanmoins, derrière la simplicité du concept se dissimulent de
nombreuses interrogations et incertitudes quant aux principes et à la
nature même des activités auxquels il se réfère. L’écotourisme est souvent perçu comme un outil permettant de donner
corps au concept de développement durable. Mais cette vision ne
serait-elle pas trop idéalisée?
Les concepts fondamentaux de l’écotourisme sont-ils bien connus et
évidents pour tous ? Ne sont-ils pas souvent confondus avec ceux, plus
généraux, du tourisme de nature (tourisme de nature : défini sur la base des activités récréatives des touristes ; écotourisme : défini par
les bénéfices qu’il est susceptible d’apporter tant à la conservation
qu’aux communautés locales) ? Ambitieuse réflexion que chacun d’entre
nous devra conduire. Afin de parvenir à cet objectif et de faciliter le
développement écotouristique dans ses 33 sites pilotes, le RAPAC tend à
clarifier les notions, concepts et principes sous jacents à
l’écotourisme ainsi que les outils auxquels il fait référence. En ce
sens, le RAPAC s’engage à promouvoir au niveau sous-régional un
ensemble de bonnes pratiques. Il travaille actuellement à l’élaboration
de lignes directrices écotouristiques, le souhait étant qu’elles
deviennent des références pour les aires protégées du Bassin du Congo
et qu’elles apportent visibilité et crédibilité « écotouristique » aux
initiatives de terrain.
Les lignes directrices s’articuleront donc autour de trois postulats
afin que les porteurs de projet s’engagent dans la mise en tourisme de
son territoire de façon responsable :
-
Responsabilité humaine, sociale, culturelle
-
Responsabilité environnementale, écologique, naturelle
-
Responsabilité économique, financière, politique
Le RAPAC fait bénéficier aux porteurs de projets qui le sollicite son
expertise en ingénierie touristique : diagnostic touristique,
conception de produit, montage et formulation de projet, recherche de
financement, etc. Il aide, conseille et accompagne les projets tests,
des actions pilotes,des démarches expérimentales ou des approches
singulières dans le domaine du tourisme sur l’ensembledes 8 pays de la
sous-région.
Un long chemin reste encore à parcourir pour parvenir aux objectifs
fixés afin que les initiatives d’écotourisme en cours ou à venir dans
la sous-région ne soient pas considérées comme des projets « coquille
vide ». Il est temps désormais de formaliser le développement de
l’écotourisme dans les aires protégées du Bassin du Congo en évitant
qu’il ne se noie dans la nébuleuse des nouvelles tendances de tourisme,
et qu’il perde, à terme, son utilité « d’outil alternatif de
développement » pour les populations d’Afrique Centrale.
Emilie Viard
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Une présentation du concept parmi tant d’autres en s’appuyant sur deux principes clés qui cadrent avec le contexte du Réseau...
L'écotourisme contribue activement à la protection du patrimoine naturel et culturel ;
L'écotourisme inclut les communautés locales dans sa planification, son
développement et son exploitation et contribue à leur bien-être ;
L’une des trois dimensions particulières constituant l’essence même du concept d’écotourisme :
Un besoin de répondre aux critères de durabilité – développement
économique, protection de l’environnement et bien être des communautés
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