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Suite au protocole d’accord spécifique conclu entre le RAPAC et l’Association Solidarité des Femmes d’Ayem (ASFRA) le 1er juillet 2006, la première mission d’évaluation du projet d’appui aux initiatives des populations d’Ayem à la Lopé se déroulera au courant du 11 au 13 octobre en présence des autorités locales et des acteurs de la conservation concernés par la gestion du Parc National de la Lopé et sa périphérie.
La visite des différentes activités agricoles et de pêche est prévue,
ainsi que la restitution des premiers résultats du travail accompli
depuis le démarrage de ce projet en vue de dégager les premières leçons
et d’adopter les mesures qui s’imposent en perspective pour
l’implication des différents partenaires et la réplication de
l’expérience au profit des autres associations villageoises dont les
demandes commencent à se multiplier. Un accord cadre devrait être signé
entre l’administration forestière représentée par le Directeur de la
Faune (Adrien NOUNGOU), l’administration locale représentée par le
sous-Préfet du district de Mokéko (Martin MAVIOGA MIKONGO),
l’administration du parc de la Lopé représenté par le conservateur
(Joseph NGOWOU), la Wildlife Conservation Sociéty (WCS) représentée par
son Directeur pour le Gabon (Lee White) et l’Association des Femmes
Rurales d’Ayem (ASFRA) représentée par son coordinateur Général (Gaston
MBERE).
Les résultats de la mission effectuée du 20 au 29 juillet 2007
concernant l’évaluation du programme agricole du premier cycle 2007 a
permis entre autres de jeter un regard sur les différents aspects
déterminants pour la viabilité et la durabilité de ce projet tel que le
renforcement de la clôture suite aux dégâts causés par un couple
d’éléphants et leur enfant.
Le manque à gagner des populations suite à ce sinistre est estimé à 15 074 450 Frs Cfa
| Designation |
Nbre de pieds
détruits |
Production Totale
( Kg) |
Pu |
PT ( Frs Cfa ) |
| Bananier |
2.431 |
36.465 |
350 |
12.762.750 |
| Manioc |
3.250 |
16.250 |
100 |
1625000 |
| Taro |
654 |
1.962 |
350 |
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| Total |
|
|
|
15074450 |
L’évaluation a porté sur les aspects techniques, commerciaux et l’impact du projet en rapport avec le braconnage.
L’approche utilisée pour les cultures maraîchères a donné des
résultats positifs avec des résultats au dessus de la moyenne nationale
(sauf pour la variété de gombo utilisée qui n’a pas réussi à s’adapter
au sol d’Ayem).
Les premières ventes dans l’ensemble ont été satisfaisantes, avec un
taux de vente de 98% pour le piment, la pastèque, la aitue, la morelle
noire et le Folon. Notons que la tomate a connu une forte concurrence
de la part des autres producteurs de la sous région, cependant on note
un taux de vente de 75%.
Tableau récapitulatif de la production et des ventes réalisées
| Produits |
Tomate |
Piment
|
Aubergine |
Pastèque
|
Folon
|
Laitue |
Morelle
|
Gombo |
Total
|
| Production
(kg) |
12.180 |
3.635 |
2.009 |
3.890 |
317 |
276 |
351 |
10 654 |
|
| Prix de vente |
700 |
1.250 |
500 |
500 |
250 |
250 |
500 |
500 |
|
| Entrées
en CFA |
6.394.500 |
4.452.875 |
331.485 |
1.925.550 |
78.458 |
68.310 |
173.745 |
532.700 |
13.957.623 |
Le RAPAC en appuyant cette initiative visait une réduction de
l’activité de braconnage dans la zone. Ainsi, sur les 9 groupes
constitués dans le cadre du projet:
-
un groupe a repris les activités liées au braconnage mais il s’est installé hors du parc;
-
un groupe s’est désisté suite aux destructions des cultures par la faune sauvage ;
-
7 groupes sont restés assidus et très motivés à poursuivre le projet et
-
4 nouveaux groupes ont intégré l’association.
Remarques :
La majorité des femmes membres de l’Association sont aussi des
commerçantes. Elles préfèrent une vente en détail pour maximiser leurs
bénéfices, qu’en gros auprès des partenaires locaux. (photo vente en
détail)
Les produits sont vendus dans différents marchés : Libreville, Lopé,
Booue, Ndjolé, Ayem et Lastourville (on note un ravitaillement de
certaines commerçantes de Libreville et de Moanda auprès de
l’Association).
Définition et lancement de la mise place du programme agricole
deuxième cycle 2007Au terme des différentes séances d’évaluation, un
nouveau programme agricole a été défini. Ce programme comprend trois
(3) parties :
- La replantation des zones détruites par les éléphants ;
- La mise en exploitation par des rotations de la plante forme maraîchères ;
- La mise en place d’une deuxième plate forme de 3 ha.
Au niveau des zones détruites, il sera mis en place des associations de cultures mais/ banane et mais/manioc.
Au niveau de la première plate forme, il a été retenu la mise en
place des spéculations suivantes : tomate, piment, morelle, folon,
aubergine, pastèque, Gombo, laitue. En ce qui concerne le Gombo, une
nouvelle variété réputée pour ses bons résultats
commerciaux (Clemson) remplacera la précédente.
Sur la deuxième plate forme, deux (2) ha seront consacrées aux cultures
vivrières et un ha (1) à la mise en place d’une deuxième plate forme de
cultures maraîchères.
Les travaux de sous bois et d’abattage pour la mise en place de la deuxième plate forme ont débuté.
Au niveau de la première plate forme, les opérations de repiquage ont démarré et se poursuivent.
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