Echos du Secrétariat Exécutif
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Programme COMIFAC-RAPAC sur les complexes transfrontaliers |
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Écrit par Secrétariat Exécutif
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Les Etats membres de la COMIFAC se sont engagés à travers la Déclaration de Yaoundé de mars 1999, à oeuvrer de manière concertée pour la conservation et la gestion durable de leurs écosystèmes forestiers. Le Plan de Convergence adopté par les Chefs d’Etat réunis en février 2005 à Brazzaville est la traduction en actions concrètes des engagements des Etats. Il se décline en dix axes stratégiques dont l’un porte sur la conservation de la diversité biologique (axe n°4).
Parmi les actions prioritaires à mener dans le cadre de l’axe n°4 du
Plan de Convergence, dont le RAPAC est chargé de la mise en oeuvre, la
création et la gestion des complexes transfrontaliers occupe une place
importante. C’est ainsi que la COMIFAC avec l’appui de ses partenaires
a identifié des sites et fait une cartographie des zones potentielles
pouvant faire l’objet de création des aires protégées
transfrontalières. Ces sites regroupent en général plusieurs aires
protégées réparties entre deux ou trois pays de l’espace COMIFAC.
L’objectif
recherché lors de la mise en place de ces complexes transfrontaliers
est de fédérer les efforts en vue de la gestion concertée et durable de
la biodiversité sur ces sites. Par ailleurs, ces complexes concourent à
la stabilisation de la paix dans les zones concernées.
Dans le
cadre de la mise en oeuvre du plan de convergence et surtout du
programme des aires protégées transfrontalières, deux complexes
transfrontaliers ont été créés. Il s’agit du Trinational de la Sangha
(TNS) en décembre 2000 entre le Cameroun, le Congo et la RCA et du
Trinational Dja-Minkébé-Odzala (Tridom) en février 2005 entre le
Cameroun, le Congo et le Gabon.
Pour poursuivre la dynamique
engagée, la zone frontalière entre le Cameroun et le Tchad regroupant
le Parc National de Bouba Ndjida d’une part et la région de Sena Oura
d’autre part a été identifiée pour la création d’un binational.
Se
référant aux expériences antérieures, le processus de création d’un tel
complexe est parfois long. En effet, de nombreuses études et
concertations entre parties prenantes doivent être menées afin de
s’accorder sur les objectifs du complexe transfrontalier, les limites,
l’affectation des terres dans l’interzone, les organes de gestion, etc.
Il convient donc de capitaliser les expériences du TNS et du TRIDOM
pour mettre en place ce complexe transfrontalier dans les meilleurs
délais.
Dans le souci de lancer le processus de création du
complexe transfrontalier Cameroun-Tchad, une première réunion de
concertation regroupant toutes les parties prenantes concernées a été
conjointement organisée par le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC et le
RAPAC bénéficie de l’appui du projet GTZ d’appui à la COMIFAC.
Garoua décembre 2007 - Photo de groupe
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