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Le Réseau des Aires Protégées d'Afrique Centrale organise un Atelier/Séminaire sur :
Concilier les priorités de conservation des aires protégées et de développement local : expériences, leçons apprises et perspectives en Afrique Centrale
São Tomé , Du 29 septembre au 2 octobre 2008
Atelier/Séminaire RAPAC (244.33 KB 2008-09-21 19:51:26)
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Atelier/Séminaire RAPAC: rapport de synthèse (182.02 KB)
En Afrique Centrale, de fortes disparités existent entre Etats du point de vue du développement des aires protégées et de la conservation de la biodiversité. Si la République Démocratique du Congo a vu naître le premier Parc National (Virunga) de la sous-région en 1925, les conflits sociopolitiques ont anéanti une grande partie des efforts consentis et de manière générale, l’approche conservation est relativement récente.
Au Gabon, treize Parcs nationaux ont été créés d’un seul tenant en 2002, au Cameroun les parcs de Mbam et Djerem et de Campo Maan ont été mis en place dans les années 2000, en République Centrafricaine et en République du Congo la création de certains parcs date du début des années 90.
Ces nouveaux territoires affectés à la conservation sont appuyés par de nouvelles réglementations et limites géographiques. Les Etats qui ont souvent peu de moyens alloués à ce domaine, sont appuyés et soutenus dans la gestion de ces parcs par des organismes, tels que les ONG internationales de conservation ou les programmes régionaux comme ECOFAC et CARPE, qui viennent en appui à la gestion et à la conservation de ces aires protégées. L’implication des populations locales, loin d’être une évidence au début, est aujourd’hui devenue une composante incontournable de cette gestion.
Les activités alternatives, une nécessité
Au delà des aspects généraux de conservation, la présence d’une zone sous statut de protection(aire protégée, parc national, réserve…) à proximité de zones d’habitation est souvent perçue comme une contrainte par les populations locales. Elles se trouvent limitées dans leurs usages traditionnels d’accès aux ressources (chasse, agriculture, PFNL, bois, cultes etc.) dans des contextes où les besoins sont importants. Il leur faut composer avec de nouveaux acteurs qu’il s’agisse des structures administratives de gestion et de contrôle, des organisations de conservation ou des opérateurs touristiques.
En complément des programmes de conservation, des activités dites de « développement durable, local», « économiques », « alternatives », ou encore « génératrices de revenus », sont timidement mises en place. Leurs principaux objectifs sont de :
- réduire la pression sur la biodiversité en détournant la population de ses usages traditionnels d’exploitation des ressources naturelles dans l’aire protégée,
- dédommager les populations de la soustraction d’une partie de leur territoire productif,
- « légitimer » aux yeux des habitants la protection du site et les inciter à devenir des acteurs de la conservation en développant leur propre activité (dans le cas de revenus liés à la conservation comme le tourisme).
Une décennie de projets
Depuis quinze ans, nombreux sont les programmes de conservation qui initient des projets locaux essentiellement communautaires ou associatifs en périphérie des aires protégées : pisciculture, apiculture, élevages d’aulacodes, d’escargots, de poulets, pêche, plantations, foresterie, chasse, artisanat, transformation de PFNL, écotourisme etc.
Mais force est de constater que les résultats de ces projets sont controversés et aléatoires, plusieurs problématiques récurrentes entravent leur réussite : faible appropriation locale, peu de pérennité, difficultés de gestion, manque de formation, manque de moyens financiers, forte dépendance au bailleur etc.
Les méthodologies et les approches se réitèrent d’une aire protégée à une autre, des erreurs se répètent, les populations se lassent et se détournent du projet de conservation, les attentes augmentent, ainsi que le désespoir.
Il est indéniable que les programmes de conservation en Afrique centrale apportent une réelle plus value en terme de protection des espèces et des écosystèmes. Il est cependant nécessaire de faire le constat qu’en terme de développement local et amélioration des conditions de vie, ces mêmes programmes n’ont pas encore réalisé des résultats conséquents, convaincants et surtout durables.
Le contexte
Depuis juillet 2007, le Réseau des Aires protégées d’Afrique Centrale (RAPAC) réalise une étude d’identification des activités, en particulier des activités génératrices de revenus et de développement, en périphérie de ses sites pilotes. Dans ce cadre, la Volontaire du Progrès, Caroline DULAU, chargée par le RAPAC de réaliser cette étude, a constaté les difficultés rencontrées par les projets sur le terrain, le potentiel et la motivation des populations dans certaines zones et a pu
comparer un nombre important d’expériences.
Afin de faire un point de la situation sous-régionale, de donner l’opportunité à différents porteurs de projets de se rencontrer, d’initier une relation, d’échanger et de s’interroger sur ces approches, le RAPAC organise un séminaire dont les objectifs et résultats attendus sont présentés ci-dessous.
Les objectifs
Le séminaire a pour objectifs de :
- dresser un état des lieux de la situation des activités alternatives génératrices de revenus en Afrique Centrale,
- comparer les projets présentés (bilan financier et intérêt économique, cadre légal de réalisation, impact sur l’aire protégée et sur la population, résultats, difficultés rencontrées, perspectives) et permettre aussi aux différents acteurs de la conservation et du développement local d’échanger et de débattre pour en tirer les leçons pertinentes,
- formuler des recommandations pour les activités alternatives appropriées, sur la base des expériences passées et en cours, en Afrique Centrale et ailleurs.
Les résultats attendus
L’atelier devra déboucher sur les résultats ci-après :
- des leçons sont tirées sur les raisons de réussites ou d’échecs des expériences passées et en cours,
- une évaluation de l’impact des activités alternatives sur la réduction des pressions sur les aires protégées est réalisée,
- des appréciations sont formulées par rapport aux approches novatrices, nouvelles orientations et nouvelles pistes de travail,
- une réflexion engagée aboutit à la formulation d’un cadre de recommandations, de lignes directrices et d’outils pour l’Afrique Centrale.
- une identification de projets pilotes à développer avec les appuis des principaux partenaires à l’échelle sous-régionale.
Outils attendus
- Un ouvrage sur « Concilier les priorités de conservation des aires protégées et de développement local : leçons apprises, expériences et perspectives en Afrique Centrale » est produit à partir des articles/communications (issus des présentations).
- Des fiches synthèse de projet sont compilées à partir des expériences présentées en suivant un modèle de présentation précis : contexte, cadre de réalisation, objectifs de départ, activités réalisées, appui financier et techniques, résultats (impact financier, impact sur l’aire protégée et sur la population), budget utilisé.
- La synthèse des recommandations, lignes directrices et outils pour la mise en place et la rentabilité des activités alternatives en périphérie des AP d’Afrique Centrale est produite.
Participants
Le séminaire s’adresse aux acteurs des aires protégées : administrations, communautés locales, organismes de conservation, ONG locales et internationales et instituts de recherche.
Notons que l’étude menée a permis d’identifier les personnes et projets en mesure de présenter leurs expériences ainsi que celles pouvant bénéficier des recommandations de ce séminaire.
Il est prévu d’inviter une quarantaine de personnes.
Dernière nouvelle : le rapport de synthèse de cet Ateller est disponible en téléchargement sur notre site dans la rubrique "Biblio " ou directement en cliquant sur ce lien:
Atelier/Séminaire RAPAC: rapport de synthèse (182.02 KB)
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