Nouvelles du Réseau
|
|
Le projet "Espèces Phares" - Présentation générale |
|
|
|
|
Écrit par Cécile MARTIN
|
|
Page 2 sur 8
Quelques réalisations du projet parmi d’autres…Nous retiendrons pour chaque pays quelques unes des activités ou résultats marquants ayant été obtenus avec l’appui du projet Espèces Phares.
A São Tomé & Principé, sur les deux archipels :
- Le suivi méthodique des plages et des centres d’incubation des oeufs de tortues assuré par l’ONG Marapa
- L’appui à MARAPA pour l’organisation d’une conférence internationale sur les tortues marines en janvier 2006 (en partenariat avec d’autres financeurs)
- La réalisation d’une étude sur les populations de baleines à bosse et autres cétacés au large de São Tomé et Principe avec l’ONG portugaise Projecto Delfim
En Guinée Equatoriale, à Bata :
- L’appui à l’ONG équato-guinéenne Amigos de la Mar afin de développer le tourisme de vision de baleines et d’améliorer nos connaissances sur les populations de baleines fréquentant les eaux de Guinée ; à cette fin, un bateau a été mis à leur disposition par le projer
- La politique de sensibilisation à la préservation de l’environnement en général et des tortues marines en particulier mise en oeuvre par l’institut de développement INDEFOR, par la réalisation et la diffusion de spots télévisés et radio et de campagnes de sensibilisation dans les écoles, les bars et restaurants de Bata (où la tortue est culturellement un met très apprécié)
Au Gabon, dans les parcs nationaux de Pongara, Mayumba et Lopé et dans le complexe des aires protégées de Gamba :
- Le suivi méthodique des plages de ponte de tortues assuré par l’ONG Ibonga à Gamba
- Dans le parc national de Pongara et dans le parc national de Mayumba, le suivi méthodique par l’ONG Gabon Environnement des plages de pontes des tortues marines et l’analyse approfondie de leurs nids, ainsi que la pose de balises Argos (permettant d’apporter des éclairages sur la destination des tortuesluth après ponte – cf. carte)
- Dans le parc national de Pongara, la réalisation par Gabon Environnement d’un site d’accueil écotouristique, avec un centre d'incubation, un laboratoire,d'un écomusée et des bungalows en bois fort bien intégrés dans le paysage permettant sous peu l’accueil de touristes (mais aussi de chercheurs et d’étudiants) à vocation d’éducation environnementale, de création de revenus pour les populations locales et d'autonomisation duprogramme de protection des tortues marines
- Les améliorations apportées au campement de Mikongo dans le parc national de la Lopé où l’équipe, encadrée par l’ONG internationale ZSL, travaille en particulier àl habituation de gorilles et l’accueil de touristes ; en particulier, rénovation des bungalows pour les touristes, amélioration nette du campement des pisteurs, construction d’une salle d’exposition pour l’accueil des touristes mais aussi des écoles et communautés locales
- La réalisation du premier inventaire sur les éléphants et les grands singes dans le Parc National de Pongara, par WCS et Gabon Environnement
Au Congo, dans le parc national d’Odzala Kokoua, dans le Sanctuaire des Gorilles de Lossi et sur les plages autour de Pointe-Noire :
- Le suivi méthodique des plages de ponte de tortues assuré par l’ONG Renatura autour de Pointe Noire et sur la quasi majorité du littoral congolais et la mise en place d’un programme de suivi des captures accidentelles de tortues par les pêcheurs
- Au Sanctuaire de Gorilles de Lossi, avec l’experte Magdalena Bermejo, le suivi du processus d’habituation de gorilles de plaine, puis le suivi de la dynamique de populations de gorilles restantes après passage d’une épidémie Ebola
- Avec l’Université de Rennes, le suivi des populations de gorilles de plusieurs salines du PNOK : structure et dynamique des populations de gorilles, analyse des relations inter-groupes et de leur diversité génétique, étude de la reconstitution d’une population après passage d’une épidémie Ebola ;la première étude aussi sur les population de buffles de forêt (nouvelle espèce phare ?) dans le PNOK
- La pose de colliers télémétriques sur 5 éléphants dans le PNOK afin d’observerleurs mouvements, dans le cadre du projet MIKE (Monitoring of Illegal Killing of Elephants), en partenariat avec WCS (cf carte)
Au Cameroun, à Kribi et Ebodje :
- Suivi méthodique des plages de ponte de tortues assuré par le CERECOMA aux alentours d’Ebodje et Kribi, et la mise en place d’un bassin de parrainage à Kribi; de plus en partenariat avec l’UICN France, ont été initié des projets de développement communautaires avec la collectivité d’Ebodjé afin d'améliorer les conditions de vie des populations locales (anciens pêcheurs de tortues): construction d’un écomusée, d’une maison des femmes, lancement du premier festival Kudu (tortues marines), appui au dispensaire ...
Ceci sans compter les publications et autres outils de communication ou suivi mis en place et développés grâce au projet (certains exemples sont présentés dans les pages suivantes).
L’ensemble des réalisations et acquis (dont la liste des investissements réalisés), ainsi que des recommandations et suites à donner au projet sera présenté de manière synthétique dans le rapport d’activité final du projet Espèces Phares.
Des rapports annuels existent aussi, permettant de compléter ce rapport à venir (le dernier rapport en date, couvrant la période septembre 2004 à août 2005 est consultable sur le site www.rapac.org ; le rapport annuel de septembre 2005 à août 2006 est en
cours de rédaction).
Une synthèse de ces rapports sera présentée lors de l’atelier de restitution du projet Espèces Phares qui aura lieu du 6 au 8 novembre 2006 à Kribi (Cameroun), sur le site du CERECOMA.
Mais beaucoup reste à faire !Pour poursuivre le travail énorme engagé et réalisé au cours de ces trois ans et demi de projet, nous devons donner à nos partenaires les moyens de se faire connaître, devaloriser leurs compétences, leurs connaissances et leurs acquis, et dans la mesure du possible de les accompagner dans la formalisation et la mise en oeuvre de leurs projets futurs.
Il est ainsi plus qu’important, et notamment en cette fin de projet, de communiquer sur les actions menées, sur les acquis mais aussi les lacunes, tant en termes de recherche scientifique qu’en termes matériels, organisationnels ou budgétaires.
Diffuser les résultats d’études scientifiques est souvent du ressort des chercheurs ou de leurs centres de recherche, et nous ne pouvons que les encourager, en leur permettant par exemple de participer à des colloques internationaux ou de publier dans certaines revues.
Cependant il faut aussi vulgariser le plus possible ces résultats et ceux de nos partenaires. Ce que nous pouvons et devons faire en mettant à la disposition de ceux-ci nos propres supports de communication, rapports, lettres d’information, sites web, et en les intégrant dans nos réseaux, de travail, de relation, de financement.
Enfin, il faut surtout impliquer plus encore les populations locales : celles qui vivent à proximité, dans ou autour de nos projets, mais aussi les administrations locales et les écoliers, étudiants et chercheurs. Ceci afin qu’il y ait une appropriation locale des projets, procédures, connaissances. Sans un appui de la population locale, les projets ne dureront
que le temps du financement. Et nous aurons beau avoir investi plusieurs millions, il n’en restera rien.
C’est pour faire l’analyse critique de ces trois de fonctionnement et de financement, pour échanger nos expériences et discuter des nouveaux partenariats à tisser pour la suite que nous proposons, en cette fin de projet Rspèces Phares, à l’ensemble de nos partenaires locaux mais aussi institutionnels (bailleurs de fond et administrations) de se retrouver lors d’un atelier de restitution final prévu à Kribi du 6 au 8 novembre 2006.
Parce que nous souhaitons vivement que l’étude et la protection des espèces phares d’Afrique Centrale puisse se poursuivre malgré la fin du projet !
Cécile MARTIN
Coordinatrice du projet Espèces Phares
Septembre 2006
NB1 : Pages suivantes vous découvrirez quelques unes des réalisation du projet Espèces Phares, en images !
NB2 : Vous pouvez télécharger l'original de ce rapport ainsi que d'autres produits par le projet dans la rubrique " Biblio " de ce site
|
|
|
|
| |
CAWHFI intervient sur trois complexes écologiques transfrontaliers d’Afrique Centrale
TNS – Trinational de la Sangha : Dzanga-Ndoki, Nouabalé-Ndoki, Lobéké
TRIDOM – Trinational Dja Odzala Minkébé : Dja, Boumba-bek, Nki, Minkébé, Ivindo, Odzala
BIGACO – Binational Gamba Conkouati : Loango, Moukalaba Doudou, Mayumba, Conkouati
Pour nous faire parvenir les informations que vous souhaiteriez voir figurer dans le prochain numéro:
|
|
|
|
(C) 2008 RAPAC
Réseau des Aires Protégées d'Afrique Centrale |
|
|
|
|