Echos du Secrétariat Exécutif
|
|
Les Sites Pilotes RAPAC, bases de développement des initiatives de terrain |
|
|
|
|
Écrit par Jean-Pierre Agnangoye
|
|
Le Réseau RAPAC compte actuellement 82 aires protégées sur 114 identifiées et proposées par les huit pays membres du RAPAC. Sur la base des critères minima requis adoptés par le Conseil d’administration et ratifiés par l’Assemblée générale tenus à Kinshasa du 23 au 26 mai 2005, 82 aires protégées intégrées au Réseau et 33 sites pilotes ont été sélectionnés par le Conseil d’administration tenu les 16 et 17 février 2006 à Libreville au Gabon
Le plan d’action du RAPAC vise l’amélioration de la gestion et de l’état des aires protégées de la sous-région ainsi que leur meilleure valorisation avec une implication effective des populations riveraines à travers la promotion des activités socio-économiques alternatives appropriées et génératrices de revenus en vue de la réduction de la pauvreté.
La stratégie adoptée par le RAPAC pour atteindre ses objectifs consiste à choisir quelques sites pilotes de démonstration dans chacun des huit pays membres.
Le nombre de 33 sites pilotes sélectionnés pour un début parait élevé; mais il traduit l’ambition du Conseil d’administration du RAPAC et son engagement de consolider le statut des aires protégées intégrées au Réseau en tant que véritables zones de conservation et pôle de développement socio-économique participatif à la lutte pour la réduction de la pauvreté des populations vivant dans leur périphérie.
A cet effet, le RAPAC se doit, avec les ressources disponibles et à rechercher, d’identifier et d’appuyer des actions pertinentes dans et autour de chacun des 33 sites qui serviront de modèles à répliquer dans les autres aires protégées en les adaptant aux réalités de chaque pays. Certains de ces sites sont déjà inscrits comme Sites du Patrimoine Mondial par l’UNESCO ; ce qui permet d’envisager sereinement leur évaluation périodique sur la base de critères de référence bien reconnus sur le plan international. Cet exercice étendu à l’ensemble des aires protégées du Réseau permettra d’apprécier les efforts accomplis et les faiblesses récurrentes en vue d’émettre des recommandations pertinentes à l’endroit des autorités nationales à travers la COMIFAC et du Conseil d’Administration du RAPAC qui jugera de l’opportunité du retrait ou de l’octroi du statut de site pilote en fonction des contre performances ou des performances enregistrées au terme des évaluations successives.
Pour la mise en oeuvre de ce programme, le RAPAC développe une collaboration étroite avec le WCS, l’UICN, l’UNESCO, le WWF, les ONG nationales et autres partenaires divers intéressés et impliqués dans la conservation de la biodiversité d’Afrique Centrale. Il bénéficie à cet effet d’un appui conséquent de l’Union Européenne et compte sur les apports des Etats membres dans le cadre du mécanisme de financement autonome des actions de conservation de la biodiversité en cours d’élaboration par la COMIFAC ; ainsi que d’autres partenaires sollicités.
Il faut toutefois souligner que le succès dans la mise en oeuvre de ce programme dépendra du rôle déterminant qui incombe au Secrétariat Exécutif, aux administrateurs RAPAC, aux gestionnaires des différentes aires protégées en général et des 33 sites pilotes en particulier. A cet effet, RAPAC veillera de manière conséquente au renforcement de leurs capacités.
Jean-Pierre Agnangoye
Secrétaire Exécutif RAPAC
|
|
|
|