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Le Réseau Femmes Africaines pour le Développement Durable (REFADD) |
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Écrit par Jeanne Marie Mindja
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 Femmes rurales d'un village du Bas-Congo en RDC Les enjeux des réseaux dans la Sous Région Afrique Centrale "Le cas du Réseau Femmes Africaines pour le Développement Durable (REFADD)"
L’un des phénomènes le plus important dans la Sous Région Afrique Centrale est le niveau d'initiatives mises en place. Ce niveau d'organisation apparaît au niveau régional, mais aussi au travers de nombreux réseaux d'organisations qui recoupent les pays.
Luiz Aragon de l’UNAMAZ (Associations universitaires Amazoniennes) définit les réseaux comme des organisations, institutions, associations qui maintiennent une communication constante et réalisent des actions systématiques de bénéfice collectif.
A cet effet, les organisations ne cherchent pas seulement une consolidation interne mais aussi externe, pour cela elles forment des réseaux d’échanges d'information, d’échanges pour la formation, ou pour la diffusion de résultats techniques et d'expériences, cherchant une action plus cohérente entre tous et qui puisse favoriser le développement durable de la sous région. D'autres réseaux contribuent à l'implication de chaque cible à la gestion durable de nos ressources naturelles.
A travers les différents réseaux, la sous région Afrique Centrale est mieux connue et il devient difficile qu’une action soit isolée, car cette multiplicité de réseaux facilite le suivi, le contrôle et les échanges des différentes activités.
Toutefois, on peut constater que au plus un réseau est exigeant vis-à-vis de l’engagement de ses membres, au mieux il fonctionne. C’est seulement à travers l’engagement de ses membres qu’il est possible de voir leur véritable intérêt dans le réseau et pour atteindre leurs objectifs, l’engagements des concernés doit être effectifs pour ne pas transformer nos réseaux en icônes institutionnelles.
A cet effet, les réseaux en Afrique Centrale présentent un caractère paradoxal, en même temps qu’ils sont devenus indispensables pour trouver entre eux une cohérence pour le développement durable, ils présentent des risques qui doivent être calculés correctement :
- Qui établit le réseau ? A partir de quel espace sera-t-il stimulé, poussé, entretenu ?
- Quels sont ses objectifs concrets ? Quelles sont ses limites ? Que peut on ou pas attendre du réseau ?
- Quelles seront ses dimensions afin d’éviter duplicité ou antagonisme et ne pas se rivaliser avec d’autres réseaux ?
Quel devrait être l’engagement de ses membres ?
 Femmes rurales d'Elang dans le Sud Cameroun Le Réseau Femmes Africaines pour le Développement Durable "REFADD" est une initiative née lors de la deuxième édition de la CEFDHAC à Bata en Guinée Equatoriale. L’idée était partie d’un constat clair : bien que les femmes aient un rôle central dans la gestion des ressources naturelles en Afrique Centrale, elles n’occupent qu’une place marginale dans les projets mis en oeuvre dans la sous région, il est pourtant établi que certaines activités obtiendraient de meilleurs résultats si elles étaient exécutées avec ou par les femmes.
Le REFADD qui couvre 9 pays de la sous région Afrique Centrale ouvre donc à une meilleure implication des femmes dans le domaine de l’environnement. En effet, il est clair aujourd’hui que les femmes ne peuvent plus continuer de subir les événement et attendre que d’autres décident à leur place, car pour paraphraser la célèbre phrase de Ghandi "Ce que vous faites pour les femmes, sans les femmes, vous le faites contre les femmes" Il s’agit donc de procéder à un partage rationnel des responsabilités et de redéfinir la place de la femme dans la gestion durable des ressources naturelles. C’est un objectif qui passe à la fois par un renforcement nécessaire des capacités des femmes et l’établissement d’une collaboration plus équilibrée entre celles-ci et leurs partenaires masculins. N’oublions pas que la femme donne la vie, par là, elle appelle de tous ses veux le maintien de la vie sur terre.
Le REFADD espère qu’avec le concours de tous les partenaires au développement, le mouvement écologique féminin en Afrique Centrale connaîtra un essor nouveau, par une sensibilisation des femmes quant à leur rôle dans une gestion raisonnée de nos ressources naturelles, et par une reconnaissance de ce rôle par les hommes.
Jeanne Marie Mindja
Coordonnatrice Régionale Adjointe du
Réseau Femmes Africaines pour le
Développement Durable « REFADD »
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