Nouvelles du Réseau
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Gestion des aires protégées et développement d’un Système d’Information |
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Écrit par Landry Ontcha
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1- Enjeux de la conservation dans le bassin du Congo
Avec une superficie de 210 millions d'hectares (FAO, 1997) le massif forestier du Bassin du Congo constitue la deuxième réserve de forêts denses et humides au monde, et 70% du couvert forestier dense et humide d'Afrique. Il abrite un capital unique de biodiversité avec près de la moitié des espèces terrestres connues.
Aux fonctions environnementales essentielles de ces forêts à l’échelle planétaire (maintien de la biodiversité, effet de serre, cycle de l’eau) s’ajoutent, pour les pays du Bassin du Congo, des enjeux économiques et socioculturels considérables : en République centrafricaine le secteur forestier représentait 9,7% du PIB en 1995 ; au Gabon, la filière bois emploie 28% de la population active. Dans ces pays, la forêt constitue l’habitat des millions de personnes qui en dépendent totalement pour leur survie. Pour conserver ce patrimoine mondial, les aires protégées constituent une option privilégiée aussi bien pour l’opinion internationale que pour les gouvernements et les organismes de conservation des pays du bassin du Congo. Environ 10,2% de la superficie des forêts sont dédiées à la conservation. Mais, selon la Commission Mondiale des Aires Protégées (CMAP), un nombre croissant d’aires protégées dans le monde n’obtiennent pas les résultats escomptés. Il est évident que la diversité des situations et des besoins requiert des méthodes d’évaluation adaptées.
Ainsi, la pression exercée par les ONG et les bailleurs de fonds internationaux a conduit les gouvernements à refondre leurs cadres juridiques et institutionnels, à se doter de cadres d’actions cohérents (Programmes nationaux de gestion environnementale, Plans d’action forestier nationaux, etc.) et à adopter progressivement des instruments de planification, de gestion et de surveillance modernes. Le Traité relatif à la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale signé à Brazzaville en février 2005, engage les Etats de la sous région à inscrire dans leurs priorités nationales, la conservation et la gestion durable des forêts ainsi que la protection de l’environnement.
Dans cette optique le RAPAC et la commission des forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), représentant les ministres responsables des aires protégées ont signé un Accord de Collaboration qui confère au RAPAC une reconnaissance politique et technique et le mandate en qualité de structure spécialisée pour les questions des aires protégées dans le cadre de la mise en œuvre du plan de convergence.
L’approche globale de l’écologie paysagère développée par le CARPE a permit d’identifier 12 paysages centrés sur des zones prioritaires comprenant les régions périphériques habitées par les populations qui interagissent avec les aires protégées. Cette segmentation du territoire permettra d’étudier la structure et la dynamique des paysages, ainsi que les interactions entre les zones homogènes sur les plans écologiques et sociaux. Le SIG, système permettant la capture, le stockage, la vérification, la manipulation, l’analyse et la restitution des données référencées dans l’espace s’impose donc comme un outil indispensables. Le réseau fonctionne actuellement avec 33 sites pilotes couvrant une superficie de 17 600 574 ha.
2- Développement du SI
a) Un SI pour répondre à des besoins pratiques
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Organiser des connaissances thématiques.
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Gérer le partage de l’information.
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Automatiser des processus.
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Améliorer et simplifier la communication.
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Donner un sens pluridisciplinaire.
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Décider, prévoir, simuler.
b) Une base de données pour gérer les données sémantiques (descriptives).
La gestion d’une aire protégée génère des données et, plus cette organisation se développe, plus le volume de ces données croît. Aujourd'hui, les données sont de plus en plus gérées par des moyens informatiques. Le mot "informatique" lui-même résulte de la contraction de "information" et "automatique". L'informatique est donc la technique qui permet le traitement automatique de l'information. Une base de données est un ensemble structuré de données, gérées à l'aide d'un ordinateur. On rajoute parfois deux conditions supplémentaires à la définition précédente :
Exhaustivité : la base contient toutes les informations requises pour le service que l'on en attend
Unicité : la même information n'est présente qu'une seule fois (pas de doublons).
Tous les SGBD présentent à peu près les mêmes fonctionnalités. Ils se distinguent par leur coût, par le volume de données qu'ils sont capables de gérer, par le nombre d'utilisateurs qui peuvent interroger la base simultanément, par la facilité avec laquelle ils s'interfacent avec les autres logiciels d'application utilisés par les conservateurs.
 Figure 1 La BD RAPAC a été développé sous Access qui fait partie de la suite bureautique de l’éditeur Microsoft. C’est un SGBD de milieu de gamme, commercialisé à un coût très abordable, et conçu pour être utilisable à la fois par le développeur professionnel et l'utilisateur courant de micro-ordinateur (d'où son abord convivial).
Le modèle mis en place est de type relationnel. Les informations relatives à la gestion d’une aire protégée sont enregistrées dans des champs et réparties dans 17 tables reliées entre elles comme indiqué sur la figure 1:
Le modèle est basé sur la notion de système et sa décomposition en domaines. Quatre domaines ont été ciblés à savoir :
Pour une indépendance logique liée à la spécificité de chaque aire protégée, l’administrateur doit pouvoir faire évoluer le système d’information sans remettre en cause l’organisation de chaque site.
 Figure 2 Pour faciliter la prise en main du modèle, un dictionnaire des données énumère les tables et les champs en spécifiant pour chacun le type de données et la description de la donnée.
Ainsi, à l'aide de Microsoft Access, toutes les informations d’une aire protégée peuvent être gérées à partir d'un fichier de base de données unique. Dans ce fichier, les éléments suivants sont utilisés :
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Des tables afin de stocker les données.
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Des requêtes afin de rechercher et extraire les données souhaitées.
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Des formulaires afin d'afficher, ajouter et mettre à jour les données dans les tables
Les systèmes d'information géographique sont des ensembles de données repérées dans l'espace et structurées de façon à pouvoir extraire commodément des synthèses utiles à la décision.
Ils rassemblent, au sein d'un outil informatique unique, des données de natures diverses mais localisées dans un espace géographique.
Ce concept à la fois simple et puissant a prouvé son efficacité pour résoudre des problèmes concrets.
 Figure 3
c) Zonage : mise en évidence des proximités (Buffer)
Le couple contextuel “Aire protégée / Périphérie” met en relief l´opposition des lieux, mais surtout propose un modèle explicatif de l´interaction entre les lieux, de dépendance réciproque qui ne fonctionnent pas à sens unique. Les activités qui se déroulent à la périphérie d’une aire protégée ont un impact sur la zone de protection et vice-versa. Pour que le couple ait un sens, il faut envisager des relations entre les deux types de lieux, donc des flux (de personnes, de capitaux, d´informations, de décision) Le système ainsi décrit serait mieux contrôlé.
Landry Ontcha
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