Nomenclature et estimation des nouveaux besoins en formation PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Secrétariat Exécutif   

En raison de la professionnalisation grandissante de la gestion des aires protégées, de nouveaux postes se créent au sein des organismes de gestion : (écogarde, écoguide, responsable scientifique / des enquêtes / de la surveillance/ renseignements…). En dépit de la convergence des tâches, leur intitulé est rarement le même, et le niveau de responsabilité et d’autonomie varie suivant les cas.  Les référentiels d'emplois et de compétences peuvent ainsi aller de la surveillance au développement local, du contrôle des activités interdites à la gestion participative.

Pour bien cerner les besoins de formation, il est essentiel de définir les tâches qui incombent à chaque membre du personnel avant de déterminer en quoi une possibilité de formation individuelle pourrait aider chacun à atteindre les objectifs fixés. Tous ne peuvent pas être formés sur tous les aspects de la gestion des aires protégées. La formation doit viser à aider chaque personne à s'acquitter au mieux de ses fonctions. Des agents de terrain aux cadres dirigeants, chacun a un rôle à jouer. On parviendra à de meilleurs résultats en aidant les membres du personnel, à tous les échelons, à remplir leurs tâches correctement.

Une condition préalable indispensable à la mise en place d'une formation professionnelle efficace est la définition exacte des rôles et des fonctions de chacun. On tentera ensuite de répondre aux divers besoins de formation par une approche structurée.

Malgré le constat général sur le déficit en ressources humaines, l'évaluation qualitative et quantitative de l'existant et des nouveaux besoins en formation n'est toujours pas au point dans la plupart des pays, et par conséquent au niveau de la sous région. Dans l'ensemble, les informations disponibles fournies par quelques pays sont parcellaires et non actualisées; ce qui ne permet pas de chiffrer le déficit réel et d'élaborer un plan de formation conséquent.

Les quelques pays qui ont répondu à la demande du RAPAC dans la perspective de la tenue de l'atelier organisé à Kinshasa du 2 au 3 novembre 2005 par la Facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) sur la problématique de la formation, ont permis d'identifier et d'estimer les nouveaux besoins suivant une nomenclature qui varie d'un pays à l'autre pour les mêmes thématiques.

Le tableau ci-après donne une indication provisoire sur la nature et l’étendue des nouveaux besoins en formation pour la gestion des AP dans la sous région. Il devrait être complété par une étude que le Secrétariat Exécutif a retenu de réaliser en vue d’harmoniser la nomenclature des postes, et d’affiner l’évaluation des besoins par pays.

 

Thèmes/Spécialités
Cameroun
Congo
Guinée
Equatoriale
1. Techniques d’inventaires multi ressources
35
30
20
2. Traitement et gestion des données des inventaires
35
20
15
3. Elaboration et mise en oeuvre des plans de gestion
35
20
15
4. Gestion des bases de données (SIG)
70
60
30
5. Elaboration, planification, projets de conservation
35
20
15
6. Gestion/management AP et projets de conservation
140
120
100
7. Suivi/évaluation des projets de conservation
21
15
10
8. Suivi écologique
35
15
10
9. Marketing des AP et Fund raising
70
20
15
10. Techniques d’intelligence surveillance des AP (LAB)
280
240
160
11. Conduite enquêtes socio économiques
70
30
20
12. Développement activités alternatives autour des AP
35
30
20
13. Réglementation et gestion chasse villageoise
70
60
40
14. Vulgarisation Conventions, Traités et Accords internationaux
20
10
10
15. Techniques d’utilisation et de gestion des feux
35
25
0
16. Gestion des zones humides
35
25
20
17. Suivi épidémiologique des zoonoses
35
25
20
18. Utilisation outils communication et navigation
35
25
15
19. Développement de l’Ecotourisme
140
120
100
20. Information/éducation environnementale
140
120
100
21 Gestion des conflits
35
25
15
Total
1 406
1 055
750

 

Source : présentation du Secrétaire Exécutif à la réunion du Groupe de Concertation Sous-Régionale sur la formation, Kinshasa 2 et 3 novembre 2005.