|
L’atelier de lancement de l’Initiative Transfrontalière de la Forêt du Mayombe vient de se tenir, les 16 et 17 avril 2009 à Kinshasa (téléchargez le communiqué final de l'atelier de lancement).
L’objectif de cette initiative est de créer une aire protégée transfrontalière/ une réserve de biosphère dans la région de l’Afrique Centrale, et u n cadre transfrontalier de concertation.
Des experts des trois pays (Angola, Congo et RDC), des représentants des institutions régionales (COMIFAC, RAPAC et OAB), des organismes du système des Nations Unies (PNUE, FAO et UNESCO), des partenaires au développement (Norvège, GTZ, GRASP, WWF, UICN, LATF) et du secteur privé (FIB/IFIA) ont paricipé aux travaux.
Â
Dans son ensemble, l’atelier avait pour objectifs généraux de :
- préparer et finaliser le projet de Mémorandum d’Accord Tripartite entre les trois pays ;
- discuter et entériner le document de projet relatif à l’initiative transfrontalière du Mayombe, préparé par le PNUE et l’UICN, en vue de son appropriation ;
- examiner le programme de travail préliminaire et la feuille de route détaillée pour sa soumission finale aux Ministres ;
- esquisser le schéma institutionnel, pour lequel le comité de pilotage constituera le socle de toute l’initiative.

Fort de la volonté politique de gouvernements des trois pays à s’engager dans la mise en oeuvre de cette initiative, dans laquelle la région couverte par le projet compte en son sein cinq aires protégées, devrait conduire à :
- faire bénéficier à l’ensemble de la zone à considérer, le statut de Réserve de la Biosphère ;
- développer des mécanismes de coopération régionale transfrontalière.
En conclusion, les experts se sont accordés pour mettre en exergue les deux atouts de l’initiative :
- le rôle écologique de l’écosystème forestier du Mayombe pour qu’il soit un espace d’expérimentation du processus REDD dans le cadre des négociations à venir sur le réchauffement climatique mondial et Paiement des Services Environnementaux;
- la mise en évidence de la valorisation culturelle des populations locales comme outil d’appropriation des objectifs de l’initiative trinationale.
|