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Projet de conservation des tortues marines de l’amélioration de la qualité de vie dans les villages côtiers riverains de l’UTO Campo-Ma’an et la Réserve de Faune de Douala-Edéa PDF Imprimer Envoyer
Écrit par KUD'A TUBE   

Contexte

Il existe 8 espèces de tortues marines dont 5 sont présentes dans les eaux camerounaises :

  • la tortue luth (Dermochelys coriacea),
  • la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea),
  • la tortue verte (Chelonia mydas),
  • la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata),
  • la caouanne (Caretta caretta).

La tortue luth et l’olivâtre viennent pondre sur les plages de sable du littoral camerounais. Ainsi, durant la saison de ponte (d’octobre à avril) les tortues montent sur les plages, la nuit, pour y déposer leurs œufs. Ils parviennent à éclosion entre 45 et 90 jours plus tard. Les jeunes tortues sortiront du sable pour se diriger vers la mer.

 

localisation

D’autre part, le Cameroun a ratifié la Convention sur le commerce international des espèces protégées de faune et de flore (CITES) et la convention d’Abidjan relative à la protection des tortues marines et leurs habitats côtiers et marins. Au niveau national, la législation en vigueur reste souple, les tortues marines restent victimes des menacées directes principalement par l’homme qui continue à consommer leur viande et à piller leur nid sur les plages. Les carapaces sont toujours vendus dans les marchés artisanaux. Les tortues sont également menacées indirectement par la dégradation des écosystèmes côtiers en urbanisant les plages et en produisant de grandes quantités d’éléments polluants qui modifient et détruisent l’habitat des tortues marines.

Créée en 2003 l’Association KUD’A TUBE vise à la fois une protection des tortues marines adultes et juvéniles, et des leurs œufs, une protection des sites ponte et des aires alimentaires. Le long des côtes camerounaises nous recherchons parallèlement une amélioration de la qualité de vie dans les villages de pêcheurs. En 2008 le nombre d’adhérents était de 35.

Les principaux bénéficiaires sont des pêcheurs et leurs familles des deux sites. Ils tirent les bénéfices des alternatives telles que l’écotourisme. Les enfants des villages, des écoles et collèges bénéficient des aides et des appuies liés à la protection de l’environnement et des parrainages directes; l’Etat améliore sa législation par la création des parcs marins. Les tortues marines dont les cheptels (4 espèces) reproducteurs et juvéniles sont protégés dans leurs couloirs de migration.

Objectifs

Collecter les données sur les espèces, les nids des tortues marines et sur le régime alimentaire de E. imbricata juvénile. Finaliser le musée tortues marines d’Ebodjé ; Participer à la mise en place du parc national marin d’Elombo, avec la Maison de Ndiva comme siège local de cette aire protégée ; création d’au moins un petit élevage (canards ou aulacodes) test; encourager des aides à la scolarisation des enfants des villages pêcheurs.

Activités

lepidochelys-olivacea-jeunesSuivi de la nidification par des patrouilles nocturnes sur un maximum de sites Campo et Douala Edea sensibilisation dans les villages pour expliquer à quoi va servir le parc. inventaires en milieu côtier; Faire des propositions pour un grand parc marin transfrontalier. Propositions techniques au MINFOF pour un parc national marin dans la zone de Douala-Edea Information des villageois sur le parc national à travers le musée tortues marines Édition de matériel pédagogique et éducatif; Amélioration des structures touristiques des sites. Essai d’un élevage test de canards et d’aulacodes. Mener des actions de communication sur le projet :

Les moyens

Les moyens de l’association proviennent des dons, des cotisations des membres et des conventions de subvention après résultats des appels à candidatures. Ainsi le RAPAC apporte des moyens financiers qui permettent d’entretenir les équipes salariés de techniciens pour le suivi des plages. Le RAPAC apporte également un appui technique par des conseils et des évaluations sur le terrain. PROTOMAC (Protection des Tortues Marines en Afrique Centrale) nous apporte un appui technique par une harmonisation des méthodologies au niveau de l’Afrique Centrale. Elle ravitaille en matériel les projets qui participent à la protection des tortues marines de la sous région.

Résultats

Une espèce de tortue marine pond sur les côtes de Campo Ma’an et de la réserve de Faune de Douala-Edéa: Lepidochelys olivacea. Ponte entre octobre et mars avec une forte fréquence de montée sur les plages entre novembre et janvier.

Deux espèces vivent en milieu marin au stade subadulte: Chelonia mydas et Eretmochelys imbricata. Sur les côtes, Lepidochelys olivacea est victime du braconnage par les populations riveraines qui consomment la viande, les œufs et vendent la carapaces des tortues marines aux touristes.

La campagne de sauvegarde des tortues et des nids a permis de suivre en enclos 3.450 œufs et de produire 2.252 jeunes tortues relâchées dans la mer. Le taux de réussite d’incubation s’élève à 98,80 %. Le programme de marquage a permis de relâcher 33 tortues.

Le tourisme de vision des tortues marines draine environs 200 touristes par an apportant ainsi des sources de revenues additionnelles aux populations.

La participation des populations au développement socio économique de la région par la valorisation de la culture contribue à la lutte contre la pauvreté. Ainsi une centaine d’élèves du secondaire reçoivent des bourses de la commune de Courterange en France.

Problèmes non résolus

  • Inventaire complet des plages de ponte et mise en place d’un centre d’incubation dans la réserve de Faune de Douala Edéa.
  • Sensibilisation des populations dans l’ensemble des sites.
  • Exploration des fonds marins dans les deux sites pour une cartographie des aires alimentaires des tortues marines.
  • Le musée tortues marines d’Ebodjé reste à finaliser par la mise en place d’un herbier représentatif de la biodiversité marine et côtière des côtes camerounaises.
  • Mise en place des alternatives autres que l’écotourisme dans l’exploitation des tortues marines.
  • Renforcement de la législation nationale.

Activités futures

  • Poursuite des inventaires des sites de ponte et marquage des femelles et des campagnes de transplantation des Å“ufs sur les plages à la périphérie du parc national de Campo-Ma’an, de la réserve de Faune de Faune de Douala Edéa et plus au nord sur les côtes de Limbé ;
  • Cartographie des aires alimentaires;
  • Sensibilisation des populations dans l’ensemble des sites ;
  • Finalisation du musée et identification des alternatives à la gestion des ressources naturelles.

Budget

Un certains nombre d’organisme partenaires participent financièrement à la réalisation des activités de l’Association KUD’A TUBE.

budget

Pour tout autre renseignement, contacter KUD’A TUBE Cameroun

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DES TORTUES MARINES DU CAMEROUN
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